Dimanche 8 mai 2011
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08:17
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Par ajtm
Justice est faite…
Billet du rabbin Gabriel Farhi du 8 mai 2011
Bonjour,
« Justice est faite ». Ces mots prononcés par le président américain pour annoncer la mort de Ben Laden sont désormais
entrés dans l’histoire. Outre la satisfaction de voir le monde débarrassé du pire terroriste de l’histoire de l’humanité, chacun a eu le sentiment de voir l’histoire en marche sachant que le 2
mai 2011 resterait à jamais gravé dans les livres d’histoire et dans les consciences. Ben Laden en deux dates : le 11 septembre et le 2 mai.
Justice est-elle réellement faite ? Peut-être que oui pour le peuple américain meurtri par la perte de plus de 3.000 des
leurs et de leurs familles qui vivaient depuis dix ans dans l’attente de ce jour et de cette issue qui ne pouvait être que l’exécution de Ben Laden. Il y a des fois où la justice n’est pas à
chercher dans les tribunaux, rendue par des magistrats, mais où le principe de la loi du talion permet d’apaiser les souffrances. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Lorsque le président Obama
annonce que justice est faite, il soutient l’idée que l’Amérique a rendu œil pour œil, dent pour dent, le mal qui a été fait. Beaucoup auraient souhaité que Ben Laden fût traduit devant un
tribunal et selon la formule bénéficie d’un procès équitable. Mais le sentiment de vengeance qui peut s’exprimer dans cette exécution est une forme de sacrifice expiatoire pour un peuple ou de
victime rémunératoire. Paradoxalement, alors que la justice humaine doit prévaloir sur nos bas instincts, je conçois parfaitement qu’un peuple puisse trouver sa satisfaction et l’idée d’une
justice qui passe dans cette mort. Le reste est presque secondaire.
La première réaction de la Grande Mosquée de Paris fut, souvenez-vous, de s’émouvoir que Ben Laden n’ait pas été inhumé
selon les règles religieuses de l’Islam. Est-ce bien sérieux ? A t-on considéré un instant avant de prononcer de tels propos que des milliers d’êtres humains ont été arrachés aux leurs dans le
feu et le sang sans que jamais personne ne puisse venir se recueillir sur leurs tombes ? A t-on considéré un instant que ces victimes du terrorisme n’ont pas été inhumées selon les règles de leur
religion, de leur croyance ou plus simplement dans la dignité qui prévaut pour un être humain? Et pourtant ces dix années d’affliction peuvent désormais laisser les familles des victimes entrer
dans le temps du deuil. Le fait que cette exécution ait eu lieu le jour de Yom HaShaoah est probablement une coïncidence mais nous avons été nombreux à ne pouvoir nous empêcher de penser que
lorsqu’un criminel contre l’humanité quitte ce monde c’est une forme de « tikoun olam » de réparation qui s’opère et qui redonne confiance dans l’humanité. Oui le monde est meilleur depuis le 2
mai.
Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.
Dimanche 8 mai 2011
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Par ajtm
Justice est faite…
Billet du rabbin Gabriel Farhi du 8 mai 2011
Bonjour,
« Justice est faite ». Ces mots prononcés par le président américain pour annoncer la mort de Ben Laden sont désormais
entrés dans l’histoire. Outre la satisfaction de voir le monde débarrassé du pire terroriste de l’histoire de l’humanité, chacun a eu le sentiment de voir l’histoire en marche sachant que le 2
mai 2011 resterait à jamais gravé dans les livres d’histoire et dans les consciences. Ben Laden en deux dates : le 11 septembre et le 2 mai.
Justice est-elle réellement faite ? Peut-être que oui pour le peuple américain meurtri par la perte de plus de 3.000 des
leurs et de leurs familles qui vivaient depuis dix ans dans l’attente de ce jour et de cette issue qui ne pouvait être que l’exécution de Ben Laden. Il y a des fois où la justice n’est pas à
chercher dans les tribunaux, rendue par des magistrats, mais où le principe de la loi du talion permet d’apaiser les souffrances. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Lorsque le président Obama
annonce que justice est faite, il soutient l’idée que l’Amérique a rendu œil pour œil, dent pour dent, le mal qui a été fait. Beaucoup auraient souhaité que Ben Laden fût traduit devant un
tribunal et selon la formule bénéficie d’un procès équitable. Mais le sentiment de vengeance qui peut s’exprimer dans cette exécution est une forme de sacrifice expiatoire pour un peuple ou de
victime rémunératoire. Paradoxalement, alors que la justice humaine doit prévaloir sur nos bas instincts, je conçois parfaitement qu’un peuple puisse trouver sa satisfaction et l’idée d’une
justice qui passe dans cette mort. Le reste est presque secondaire.
La première réaction de la Grande Mosquée de Paris fut, souvenez-vous, de s’émouvoir que Ben Laden n’ait pas été inhumé
selon les règles religieuses de l’Islam. Est-ce bien sérieux ? A t-on considéré un instant avant de prononcer de tels propos que des milliers d’êtres humains ont été arrachés aux leurs dans le
feu et le sang sans que jamais personne ne puisse venir se recueillir sur leurs tombes ? A t-on considéré un instant que ces victimes du terrorisme n’ont pas été inhumées selon les règles de leur
religion, de leur croyance ou plus simplement dans la dignité qui prévaut pour un être humain? Et pourtant ces dix années d’affliction peuvent désormais laisser les familles des victimes entrer
dans le temps du deuil. Le fait que cette exécution ait eu lieu le jour de Yom HaShaoah est probablement une coïncidence mais nous avons été nombreux à ne pouvoir nous empêcher de penser que
lorsqu’un criminel contre l’humanité quitte ce monde c’est une forme de « tikoun olam » de réparation qui s’opère et qui redonne confiance dans l’humanité. Oui le monde est meilleur depuis le 2
mai.
Shavouah tov, bonne semaine à tous et à dimanche prochain.
Dimanche 1 mai 2011
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09:16
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Par ajtm
Nous lisons en cette première semaine du mois de Yiar la parasha EMOR.
La parasha Emor énonce les lois concernant les prêtres et le grand prêtre : un Cohen ne doit pas toucher un
cadavre sauf s’il s’agit d’un parent proche, il ne peut épouser une femme divorcée ou déshonorée par la débauche. Le Cohen Gadol (grand prêtre) ne peut lui épouser qu’une femme vierge. Un Cohen
atteint d’une infirmité ne peut effectuer le service du Temple.
La parashah fait ensuite un rappel des différentes fêtes : le shabbat, Pessah, le compte de l’Omer, Shavouot, Roch
Hachana, Kippour et Soukkot.
Dans la suite de la parasha sont évoqués l’allumage du candélabre du Temple et les pains de proposition placés chaque semaine sur la
table du Sanctuaire.
La parasha se termine sur le cas
d’un homme de mère israélite et de père égyptien, qui ayant proféré le Nom sacré, est condamné à la lapidation.
Vendredi 29 avril 2011
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07:39
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Par ajtm
Yom Hashoah
Organisée par les F.F.D.J.F. et le rabbin Daniel FARHI, en présence de Serge et Beate Klarsfeld, une brève cérémonie aura lieu Dimanche 1er mai 2011 à
14h30 devant le monument mémorial de la rafle du Vel d'Hiv de Walter Spitzer (métro Bir Hakeim)
Cette cérémonie comprendra le témoignage de Madame Denise TAVERNIER, alors assistante sociale de la
Préfecture de Police, et qui se rendit chaque jour durant un mois au Vélodrome d'Hiver à partir du 16 juillet 1942. Elle se poursuivra avec
des chants interprétés par Jacinta et sa chorale. Le rabbin Daniel FARHI conclura par
les prières du El Malé Rahamime et du Kaddish.
Vendredi 15 avril 2011
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15:13
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Par ajtm
L'office du premier soir de Pessah sera dirigé par notre rabbin Gabriel Farhi le
lundi 18 avril à 18h 30.
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