Offices du shabbat

Les prochains offices se déroulent
- le vendredi  à 18 h 30
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au 14 rue de l'ATLAS, Paris 19ème
Entrée par le 5 passage de l'ATLAS

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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 18:33
- Par ajtm
Qu’est ce que Roch Hodesh ? (Selon un article de  D. Thomas Lancaster)

Le premier jour du mois biblique est appelé Rosh Hodesh, ce qui signifie littéralement « nouvelle tête ».  Cette appellation a coutume de désigner  le  début de chaque nouveau mois. Rosh hodesh arrive lorsque le premier croissant d’une nouvelle lune apparaît dans le ciel.  Le milieu d’un mois biblique est le moment de la pleine lune. La fin du mois biblique se produit lorsque la lune disparaît complètement du ciel. Comme la plupart des peuples du proche Orient, dans l’antiquité, Israël définissait son calendrier selon les phases de la lune.

La Torah nous explique qu’il appartenait à Moïse et à Aaron seuls (Exode 12) de déterminer et de déclarer officiellement la date de la nouvelle lune, afin qu’il n’y ait aucune discussion à ce sujet. Plus tard et pour cette même raison ce fut une fonction réservée au Sanhedrin, assemblée qui détenait le leadership religieux sur Israël, et qui fixait ainsi le calendrier des fêtes.

Mais au quatrième siècle, le gouvernement Romain interdit officiellement au Sanhedrin de déterminer la nouvelle lune et de la proclamer. La Communauté juive de diaspora fut alors contrainte de  procéder à cette identification par elle-même, dans les différents lieux du monde. Le résultat fut naturellement un grand désordre,  et une incertitude importante sur les dates de célébration des fêtes. Un jour nuageux pouvait changer la date d’une fête importante d’un pays à l’autre ! Cette méthode  de fixation du calendrier par la seule observation de la lune fut donc abandonnée au bénéfice de la détermination par avance, et selon d’ingénieuses projections astronomiques, d’un calendrier  commun à tout le peuple d’Israël. C’est à Hillel II que revient le grand mérite de ce travail.

La coutume est d’annoncer Rosh Hodech  à la Synagogue lors du Shabbat précédent son arrivée, en précisant son jour exact. C’était – et cela reste – un moyen de maintenir les  communautés vivant dans des pays d’accueil utilisant d’autres calendriers,  informées du calendrier biblique et des perspectives de célébrations de fêtes juives. Une prière spéciale permet de demander à Dieu de bénir l’assemblée par un nouveau mois heureux.

Bien que Rosh Hodech ne soit pas une journée de « Sainte convocation » et qu’il n’y ait pas commandement explicite pour se rassembler en prières ce jour là, le Livre des Rois (Samuel I) raconte que le Roi Saul avait l’habitude de faire un banquet durant les deux premiers jours de nouvelle lune. Les prophètes estimaient que l’on devait sonner le Choffar pour prévenir de la nouvelle lune.

Selon certaines traditions, la nouvelle lune est un jour de “congé” pour les femmes, durant lequel elles sont exonérées de leurs travaux habituels. Il s’agirait d’une « récompense » pour n’avoir pas participé à la fabrication du veau d’or en y apportant la contribution de leurs bijoux.

 

Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 10:13
- Par ajtm
Si la vie d’Abraham est racontée à travers 14 chapitres de la Bible et si celle de Jacob fait l’objet de 25 chapitres, seuls 6 chapitres sont consacrés à Yitshak, et la Paracha Toledot est l’un des plus essentiels d’entre eux.
Yitshak est souvent considéré comme le plus  passif  et le plus énigmatique de nos trois patriarches : il est absent de ses propres fiançailles puisque c’est son serviteur qui rencontre pour lui sa future épouse ; on le voit en train de méditer dans son champ lorsque son serviteur Eliezer revient ; il est encore absent lorsque sa femme, Rebecca s’inquiète de l’activité, en son sein, des jumeaux qu’elle attend. On le retrouve à la fin de sa vie victime de la « supercherie » montée par Rebecca et Jacob.
Pourtant, il ne faut pas s’arrêter à cette première analyse certainement trop superficielle. Le Rabbin Steinzaltz montre dans son ouvrage « Hommes et Femmes de la Bible » (Albin Michel)   toute la force de caractère de Yithak qui, au contraire, se cache derrière cette apparente passivité. Yithak n’a certes pas la splendeur et la majesté de son père Abraham, pionnier dans la révolte contre les idoles et « découvreur » du monothéisme. Tout l’immense mérite de Yithak consiste à avoir maintenu et consolidé l’héritage de son père dans un environnement philistin hostile. La persévérance tranquille est sa plus grande qualité : si les débuts de toute entreprise sont parfois difficiles, la poursuite dans la fidélité de l’action et sa consolidation, alors même que l’enthousiasme du début n’est plus le moteur principal, sont souvent encore plus ardues. Les puits qu’Abraham avaient creusé ont été bouchés : Ythak les creuse à nouveau, y trouve de l’eau et s’enrichit : voyons en ce symbole le nécessaire effort à faire, dans la durée et la persévérance, pour atteindre quelque profondeur, quelque « richesse » malgré les freins que constituent le quotidien et/ou l’adversité.
Dieu interdit à Yithak de quitter la terre d’Israël. Contrairement à Abraham qui depuis l’injonction de Dieu « Lech, Lecha » (Pars pour toi, va t en) est un berger nomade, il s’installe et devient cultivateur. Si nous avions analysé le départ d’Abraham comme une nécessité pour aller vers un développement spirituel, nous avons ici, au-delà de l’apparente contradiction, un ordre complémentaire : établis, solidifie, consolide, approfondis …    
Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 15:03
- Par ajtm
La paracha Lech Lecha est particulièrement riche : ces quelques lignes se proposent de mettre l’accent sur ses principaux enseignements
 
  1. Le départ d’Avram et de Saraï :
L’Eternel dit à Abram «  Eloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai. Je te ferai devenir une grande nation ; je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux et tu deviendras source de bénédiction.»
 
Cette injonction au départ est terrible pour Avram qui a déjà 75 ans et Saraï qui en a 65. Sont-ce les promesses divines d’une terre et d’une descendance nombreuse qui les décident ? Non, puisqu’on voit un peu plus loin dans le texte qu’ils ne croient pas vraiment pouvoir enfanter : Sarah propose Agar pour donner une descendance à Abraham, et elle rit à l’annonce d’un futur enfantement. C’est dans un élan de confiance parfaite et totale qu’Abram prend la route sans même connaître sa destination. L’ordre divin semble énumérer les séparations que doit faire Abram par ordre de difficulté : ton pays, ton lieu natal, ta famille. Rachi insiste également sur les pertes matérielles et financières, ainsi que sur la perte de la « bonne renommée » qu’occasionne un voyage. L’épreuve imposée à Abraham exige de lui le dépassement d’une logique normale qui consisterait à ne pas partir. 
 
Ce sont tout d’abord les premiers mots « Lech Lecha », que l’on pourrait traduire simplement par « Pars,  Va-t-en », qui ont été beaucoup étudiés par nos Sages. Littéralement la traduction en est « Pars pour toi ». Ce « pour toi » suggère : « pour ton bien, pour ton bénéfice, pour ton élévation spirituelle ». En ce sens, ce commandement « lech lecha » s’adresse à tout homme : il ne s’agit pas seulement d’un voyage spatial, c’est aussi un voyage spirituel qui doit durer toute la vie : une quête spirituelle permanente. Et c’est également un voyage au plus profond de sa propre personnalité : un voyage qui transforme la personne. L’abandon des attachements affectifs terrestres serait une condition nécessaire à l’évolution de l’homme, à son chemin spirituel ? C’est un changement d’identité, comme en témoigne le changement de nom d’Abram en Abraham et de Saraï en Sarah. C’est aussi une transformation physique comme en témoigne la circoncision pour Abraham, l’arrivée tardive de la fertilité pour Sarah. Selon Rachi, c’est non seulement le départ vers un autre lieu, mais également cette transformation profonde, ce renouvellement qui ont permis à Abraham et Sarah d’avoir une descendance.
 
Pour certains commentateurs modernes, ce voyage prend un autre sens encore : il ne faudrait jamais s’installer. Pour le Rabbin du 20 ème siècle, Eliezer Berkovitz (mort en 1992, auteur de « la foi après l’holocauste »), Abraham est le prototype du juif en exil et le destin du peuple juif est marqué par cet exil qui constitue le début de son histoire. Il ne faudrait jamais s’installer car l’environnement est porteur, pour le peuple juif, d’une double menace, le danger lorsque l’environnement est hostile, l’assimilation lorsqu’il est amical. La mobilité favorise le développement personnel et le progrès.
 
  1. La terre promise :
L’Eternel dit à Abram « pars vers le pays que je te montrerai ». Pour certains commentateurs cette portion de phrase peut aussi être traduite comme « le pays où toi, je te montrerai » au sens de :  je ferai connaître à toi-même et aux autres ce qui est dans ton cœur, ton esprit, c'est-à-dire le monothéisme, l’amour d’un Dieu unique. En effet, dès qu’il arrive en pays de Canaan, Abraham construit un autel, répand la parole monothéiste et fait de nombreux adeptes. Mais ce pays ne sera acquis qu’après 400 ans d’esclavage et de persécutions car rien ne peut être définitivement obtenu sans effort, sans engagement, sans fidélité.
 
  1. L’Alliance
La notion d’Alliance joue un rôle important dans la Torah et il est curieux de voir ainsi, à plusieurs reprises, Dieu se lier lui-même avec l’Homme, limitant ainsi volontairement sa toute puissance. Après l’Alliance passée avec Noé (Berechit, ch IX v 9-15) lorsque Dieu lui promit qu’il n’y aurait plus jamais de déluge, on voit ici deux alliances avec Abraham.   
     - La première, l’Alliance entre les morceaux (ch XV v 8-15), passage particulièrement difficile à comprendre et que certains commentateurs interprètent comme une vision prophétique d’Abraham. Celui çi découpe des animaux et dispose les parties face à face ; les oiseaux ne sont pas découpés. Des oiseaux de proie cherchent à s’emparer des morceaux. Rachi rappelle que dans l’antiquité, il était coutume, lorsque l’on concluait un marché, de découper un animal et de proclamer « qu’il me soit fait ainsi si je manque à ma parole».   Les oiseaux de proie représenteraient les ennemis du peuple juif, ils annonceraient la difficulté de la réalisation de la promesse divine, les luttes, les siècles d’esclavage et de conflits nécessaires. En effet, l’alliance est ambivalente. Dieu fait des promesses pour plus tard, mais il prédit aussi 400 ans de souffrances.  
      - La seconde Alliance qui se produit 14 ans après la première, est celle de la Brit – Milah (ch 17) Dieu promet à nouveau à Abraham un pays et une descendance. Il n’y a pas d’image à interpréter, c’est une parole de l’Eternel claire et directe. Abraham devient partenaire actif puisqu’il doit procéder à sa propre circoncision, ainsi qu’à celle des hommes de son entourage. Il se transforme, son nom change ? Sarah également, par la fertilité. Pour les commentateurs, chaque alliance a une perspective différente : la première, l’alliance des morceaux, revêt une dimension plus collective, historique et nationale (la terre promise est « yeroucha » qui a le sens d’une terre conquise). La seconde, l’alliance de la circoncision, a une dimension plus familiale et personnelle. La terre y est « Ahouza » qui a le sens de possession familiale.
Entre les deux alliances Abraham épouse Agar qui donne naissance à Ismaël. Et, jusqu’à la deuxième alliance, il était possible de penser qu’Ismaël était la descendance promise à Abraham.
Il faut enfin noter l’importance de l’Alliance dans tous nos textes bibliques : la promesse divine est rappelée en de nombreuses occasions et constituent la base de la transmission.
Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 09:14
- Par ajtm
Notre langue, l’hébreu, est une langue merveilleuse ! Elle s’anime en permanence de subtils jeux de construction : en entourant les trois petites consonnes qui fondent la base des mots de préfixes et de suffixes, en modulant les voyelles, en déplaçant les accents ou en ajoutant quelques nombrils appelés « daguech » à l’intérieur des lettres, elle peut exprimer avec une finesse infinie les différents sens que peut prendre une phrase. En approchant cette langue, on y découvre à chaque ligne une richesse immense, un nuancier extraordinaire d’expressions dans une phrase d’une concision extrême : les mots sont précieux ; ne les gaspillons pas !     
 
Comme l’explique B. Dercle l’hébreu fait partie des langues dites « Nord-Ouest sémitiques » avec le cananéen, l’ugaritique, le phénicien, l’araméen et le syriaque : ce n’est pas une langue isolée, et les civilisations et cultures environnantes ont influencé certains de ses mots, structures linguistiques, expressions ou modes de pensée. On a retrouvé des tablettes d’argile datant de près de trois mille ans, écrites dans un hébreu archaïque inspiré de la trentaine de signes qui composaient alors l’alphabet phénicien. Au 6ème siècle avant notre ère, l’araméen supplante peu à peu l’hébreu, et pendant la période de l’exil (587-538) les Rabbins abandonnent peu à peu l’écriture hébreu archaïque pour adopter l’écriture araméenne formée des lettres carrées que nous connaissons. La Bible hébraïque est un texte consonantique, sans voyelles ni ponctuation et les mots sont souvent accolés les uns aux autres : c’est dire toute l’importance de la transmission orale ! Ce n’est qu’à partir du 6ème siècle de notre ère, et jusqu’au 10ème siècle, que les « Massorètes » « vocalisent » le texte biblique en ajoutant un système de voyelles et d’accentuations pour rendre plus aisée la lecture des textes anciens.
 
C’est l’une des plus anciennes langues connues, et pourtant c’est une langue vivante. Plus encore, tout en évoluant avec notre siècle, elle a su garder toute sa profondeur en conservant le charme de ses jeux de lettres. Ainsi par exemple, dans un souci de simplification, l’Académie de la langue hébraïque vient, à sa manière, de prendre en compte l’égalité des genres en supprimant l’obligation d’utiliser les terminaisons spécifiques au pluriel féminin que l’on trouve dans la Bible ( terminaison «orna»).
Ruth, professeur d’hébreu au MJLF, a très justement démontré cette intelligence de la langue en expliquant la formation du nouveau substantif chargé de désigner cet instrument récent que nous portons tous régulièrement à notre oreille : le téléphone portable. Les Israéliens appellent cela « PELEFONE » : or, « PE », (en hébreu : les lettres Pé, Hé) désigne la « bouche » et la racine « PELE » (en hébreu : les lettres Pé, Lamed, Alef) veut dire « chose merveilleuse, miracle ». Et nous pourrions ainsi multiplier ce type d’exemples.
 
Aujourd’hui, dans un pays qui est à la pointe des technologies les plus nouvelles, notre langue a repris vie au quotidien : elle réunit les juifs arrivant en Israël du monde entier, qui l’apprennent en quelques mois !  Et nous, Juifs de France, quand nous ouvrons nos livres de prières ou lorsque les rouleaux de la Torah se déroulent sous nos yeux, n’avons-nous pas envie de percer ses mystères ?
 
Nous avons la facilité de pouvoir étudier sur le texte massorétique vocalisé ! Nous avons de merveilleux professeurs d’hébreu, biblique ou moderne, alors … il ne nous reste plus qu’à fournir l’effort de consacrer quelques heures à son apprentissage et nous découvrirons le plaisir de cette langue merveilleuse, et le bonheur de comprendre nos offices en Version Originale ! 
 Huguette Brunel (juillet 2007)
Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 18:12
- Par ajtm
Il était une fois un Roi qui désirait construire un palais et en établir les fondations. Il creusait sans arrêt, de plus en plus profond, mais il ne trouvait que marécage. Pourtant, un jour enfin, il creusa et trouva la couche de rocher solide. Il s’exclama : c’est à cette place que je construirai mon palais et en établirai les fondations. De même lorsque l’Eternel souhaita créer le monde, il ne put en établir le fondement sur les générations d’Enoch et du déluge. Il se dit : « comment puis-je créer le monde lorsque je vois ces hommes faibles qui ne sont que provocation à mon égard ! » Cependant, Dieu s’aperçut un jour qu’un homme comme Abraham pouvait s’élever grâce à ses immenses qualités morales. Il dit alors : « J’ai trouvé le Roc solide sur lequel je peux construire et établir les fondations du monde » C’est de là que le nom de « roc » fut donné à Abraham.
(Yalkut Shimoni)
 

Pourquoi Dieu choisit il Abram (qui fut plus tard appelé Abraham) ? Nous ne le savons pas. Mais nous savons que dans un monde peuplé de millions d’hommes et de femmes, Dieu peut en choisir un en particulier. Yalkut Shimoni, qui rassemble des légendes juives médiévales raconte la parabole ci-dessus montrant Dieu à la recherche d’un seul homme juste et droit qui lui serait une raison de créer le monde. Avant même cette création, alors que Dieu scrutait le futur en examinant les générations à venir, ses yeux tombèrent sur Abram : d’après cette légende ce sont les mérites d’Abram, qui ont décidé Dieu à créer le monde. A l’époque Talmudique, les Sages de Babylone étaient d’accord pour convenir que le mérite d’un seul homme droit et juste était à l’origine de la création du monde. Mais ils n’étaient pas d’accord entre eux sur Qui était cet Homme ; pour l’un c’était le Roi David, pour l’autre c’était Moïse. Rabbi Yohanan émit une troisième opinion qui prévalut longtemps parmi les tenants du Messianisme : le monde a été créé pour le Messie qui sera un descendant d’Abraham. Dieu choisit Abram, 2000 ans avant la naissance de Jésus, non pas pour sa grande droiture, non pas pour ses convictions monothéistes, non pas pour son immense dévotion, mais essentiellement parce que, de lui, descendra un jour le Messie. L’opinion de Rabbi Yohanan n’enlève évidemment rien à la grandeur d’Abraham et à l’immensité de ses mérites qui demeurent que le monde ait été créé parce qu’il en était porteur ou pour permettre, par sa descendance, l’avènement de l’ère messianique !

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